Éditions de l'Apprentissage

Pourquoi est-ce si difficile de récupérer, même partiellement, les enfants à risque et en difficulté d'apprentissage qui présentent un retard scolaire ?

Extrait de Boyer, C. (2010). Le programme orthopédagogique DIR en lecture. Montréal: Éditions de l’Apprentissage.


© Éditions de l'Apprentissage et Christian Boyer

« Pour avoir une estimation la plus précise possible du temps d’apprentissage nécessaire à la récupération d’un retard, je pense qu’il faut, d’une part, considérer le temps normalement consacré à cet apprentissage (voir l’annexe C, p. 81) et, d’autre part, y soustraire un certain nombre d’heures découlant de deux phénomènes distincts : 1) les apprentissages d’acclimatation et 2) les apprentissages résiduels. Ces deux phénomènes sont discutés brièvement ci-dessous en fonction de la 1re année. » (Boyer, 2010, p. 83)


« En dépit de l’imperfection évidente du présent exercice d’évaluation du temps nécessaire à récupérer un retard, celui-ci fait la démonstration que les solutions de saupoudrage du service orthopédagogique dans certaines écoles, en offrant deux séances de 40 minutes par semaine à un enfant en grande difficulté d’apprentissage de la lecture, dédouanent probablement la conscience professionnelle de certains qui se diront: «au moins cet enfant reçoit un service». Mais il est flagrant que ce service ne changera en rien la situation de cet enfant, et supposer le contraire relève de la pure utopie. » (Boyer, 2010, p. 87)


Voir le document en PDF : Exercice sans filet d'une évaluation du retard d'apprentissage en fonction du débit-exact et du degré scolaire